2026.06.20
Préparation du thé dans un café de Saint-Denis (une fois de plus)

Tôt le matin, devant la basilique de Saint-Denis, nous n’étions que deux — le photographe et moi — à préparer tranquillement le thé. Forcément, cela attirait quelque peu l’attention.
Des agents d’entretien sont venus nous adresser quelques mots, tandis que des personnes faisant leur jogging matinal nous saluaient de la main en passant.
Pendant ce temps, le café juste en face commençait à se préparer pour l’ouverture.
On m’a alors proposé : « Pourquoi ne pas vous installer à une table du café ? »
J’étais un peu inquiet, car l’eau chaude que j’avais apportée dans un thermos n’était pas en quantité illimitée. Mais puisqu’il s’agissait précisément d’un café, ils ont très gentiment accepté de nous en offrir et j’ai ainsi pu réaliser une petite démonstration de thé.
Ce café est justement celui où, autrefois, je m’arrêtais toujours après la messe du dimanche avec l’organiste Pierre Pincemaille et son épouse.
Cela remonte déjà à une dizaine d’années. Il est donc bien naturel que les personnes qui travaillent aujourd’hui dans cet établissement ne se souviennent pas de moi. Pourtant, j’y suis venu des dizaines de fois.
À l’époque, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, dix ans plus tard, je déplierais ici mon chabako pour préparer du thé.
C’est cela aussi, l’ichigo ichie — 一期一会, cette rencontre unique qui ne se reproduira jamais exactement de la même manière.
Et c’est précisément pour cela que j’aime tant le thé.








