MORI Soyu CHANOYU

Manifestation devant la résidence officielle du Consul général du Japon à Marseille

Le 17 novembre, j’ai eu l’honneur de présenter une démonstration de la Voie du thé, de l’Asahi-yaki et du sumi-e à la résidence officielle de M. le Consul général Kitagawa, à Marseille, l’une des représentations diplomatiques japonaises les plus anciennes d’Europe.

Des maires des collectivités locales environnantes, des personnalités du monde culturel ainsi que plusieurs maîtres de thé actifs dans le sud de la France nous ont fait l’honneur de leur présence.

Après avoir offert un bol de thé à nos invités, M. Matsubayashi Hōsai, seizième génération de la maison Asahi-yaki [@hosaimatsubayashi], a présenté l’art et le savoir-faire de cette tradition céramique japonaise. Le maître de sumi-e, Mme Yoshimi Inoue [@yoshimi925], a quant à elle réalisé une démonstration qui a profondément impressionné l’assistance.

Comme indiqué plus haut, Marseille est souvent considérée comme l’un des points de départ des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

C’est ici que Tokugawa Akitake, frère cadet du dernier shogun Tokugawa Yoshinobu, débarqua pour la première fois en France en tant que membre de la mission japonaise envoyée à l’Exposition universelle de Paris de 1867.

On peut ainsi considérer Marseille comme l’un des lieux où les relations franco-japonaises ont véritablement commencé.

Pour cette séance, deux objets ont particulièrement marqué le tokonoma : le chashaku « Akidake », offert par la maison Mito-Tokugawa, et une calligraphie de l’ancien Premier ministre japonais Taro Aso, portant l’inscription :

« 松樹千年翠 » — « Le pin conserve son vert pendant mille ans. »

L’Asahi-yaki possède également un lien particulièrement intéressant avec la France.

L’ancien Premier ministre français Georges Clemenceau était connu pour être un grand collectionneur de kōgō, ces petites boîtes à encens utilisées dans la cérémonie du thé. Sa collection comptait pas moins de 2 800 pièces.

Aujourd’hui, cette importante collection est répartie entre trois lieux différents. Parmi ces pièces figurent six objets en Asahi-yaki.

À cette occasion, deux reproductions de pièces historiques, réalisées par les générations successives de la famille de potiers Asahi-yaki, ont été présentées.

Alors que l’année 2025 touche bientôt à sa fin, nous nous rapprochons également du 170ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

J’espère que cette rencontre aura permis de faire naître quelques pistes de réflexion et, peut-être, quelques nouvelles idées pour les années à venir.

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à M. le Consul général Kitagawa et à M. Takazawa, consul général adjoint, du Consulat général du Japon à Marseille, pour avoir organisé cette rencontre et m’avoir offert cette précieuse occasion.

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